Collapsologie onirique

Présentation d’un projet d’exposition photographique dans le cadre des Parallèles du Sud / Manifesta 2020 / Collectif Mosaic /Marseille


Les fouilles archéologiques ont révélé plus de 40 cités crées 3000 ans av. JC. Leurs tailles étaient déjà impressionnantes : 50 000 habitants à Urik en -2800, la patrie de l'écriture, 100 000 habitants à Ur en -2100, la ville d’Abraham.

Ville du sud-ouest de la Chine, Chongqing est situé à la confluence de la rivière Jialing et du fleuve Yang Tse.

Surnommée la ville montagne, Chongqing est surtout la ville de tous les superlatifs. Plus grande ville du monde, de la taille du Bénélux, Chongqing affiche aussi le record mondial d'expansion de sa population : chaque année, 300 000 nouveaux habitants quittent les campagnes environnantes pour rejoindre l’une des trois mégalopoles la plus peuplée du monde, estimée aujourd'hui à 38 millions d’habitants

En juillet 2019, j’ai voulu partir à la découverte de cette jungle urbaine, nichée dans les montagnes. Une expérience unique, surréaliste, incomparable.

Je voudrais proposer, au travers de cette sélection de photographies, un itinéraire sentimental, fruit de l'observation de l'homme seul, de l'individu face à sa ville, aussi gigantesque soit elle.

Le long du fleuve Yang Tse, le plus grand d’Asie, le troisième au monde, certains hommes y trouvent refuge pour pêcher ou pour flâner.

Entre eau et ciel, les rapports d’échelle se redéfinissent, le fleuve devient un trait d’union entre la ville et la nature.

 Le voile poétique qui apparaît au premier abord dévoile aussi les problématiques de l’homme en devenir  La pollution se révèle aussi dense que la population de la ville.
 
Ce contraste met en lumière une interaction sentimentale entre l'homme et la ville.
Souvent perdue dans les foules que composent la cité, cette interaction apparaît de manière onirique quand l'homme s'isole et se pense.

De cette rencontre passionnée, sentimentale, entre une ville et un regard, surgit un individu face à l’immensité. Face à l’infinité de sa ville, l’individu fait face au passé, au présent et au futur de la cité… Quelques fois, en écho, il se place aussi face à sa propre histoire. L’homme apparaît, alors, comme un trait d’union entre le temps et l’espace.

C'est ce passé, ce présent et cet avenir que je voudrais venir questionner au travers de ces photographies.

Ces questionnements, ceux de l'homme et la ville rejoignent ceux de l'homme et son destin qu'il soit individuel ou collectif.

En somme, une histoire de collapsologie onirique …


 

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